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Mariage des filles mineures

Du nouveau code religieux irakien, qui fixe l'âge du mariage à la puberté, aux filles de minorités mariées de force au Pakistan, le mariage des enfants continue de trouver une caution religieuse. Ses défenseurs ont des textes sur lesquels s'appuyer. Le Coran (65:4) fixe le délai de viduité après un divorce pour les femmes « qui n'ont pas eu de menstrues », ce que les commentateurs classiques interprètent comme incluant les filles prépubères. Et selon le Sahih al-Bukhari (5133, 5158) et le Sahih Muslim (1422), Aïcha avait six ans lorsque le Prophète l'épousa, son père agissant comme tuteur, et neuf ans lorsque le mariage fut consommé. Pour ses défenseurs, le précédent est sacré. Pour les filles, c'est une condamnation.

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Trop jeunes pour se marier, assez âgées pour se convertir

Deux sœurs hindoues de 13 et 14 ans, qui auraient été enlevées, converties à l'islam et mariées de force dans la province pakistanaise du Sind, ont supplié un tribunal de les laisser rentrer chez elles. Le tribunal les a placées dans un foyer d'accueil. Au Sind, marier un enfant est un crime. Le convertir, comme les religieux ne cessent de le rappeler aux législateurs, n'est soumis à aucune limite d'âge.

Décrets à Kaboul, dialogues à Genève

Cinq ans après le retour des talibans, une voix de la société civile a déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU qu'être une femme en Afghanistan est désormais un crime. À Genève, les ONG supplient le Conseil des droits de l'homme de continuer, au moins, à en parler : renouveler le mandat du rapporteur, maintenir les dialogues, lancer le mécanisme d'enquête. Le rapporteur, lui, est interdit d'entrée dans le pays depuis 2024.

En Irak, marier une fillette demande moins de paperasse que quitter un mari

Depuis 2025, les couples irakiens peuvent troquer le droit civil de la famille contre un code religieux chiite. Celui-ci fixe l'âge du mariage à la puberté, admet les unions conclues sans témoin ni registre, confie les enfants à leur père dès sept ans et n'autorise une femme à divorcer que si elle est abandonnée, privée d'entretien ou battue à répétition. Les Irakiennes se sont battues pour rendre la réforme moins terrible. Six mois plus tard, le Parlement l'a aggravée.

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